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Protéger sa maison des feux de forêt : les gestes qui comptent

Nous installons des systèmes d'aspersion. Ce n'est qu'une partie de la réponse, et pas la première. Voici ce qui protège réellement une maison exposée, dans l'ordre où nous conseillons de s'y prendre — y compris ce que nous ne vendons pas.

Maison en lisière de végétation dont la toiture, les panneaux solaires et les abords sont humidifiés par cinq buses rotatives DOMDEAU
Installation réelle à Ventabren : l'aspersion complète l'entretien du terrain et la réduction des points faibles du bâtiment, sans les remplacer.

Ce qui détruit réellement les maisons

Une habitation peut être atteinte par les flammes et le rayonnement thermique, mais aussi s'enflammer sans contact direct avec le front. Les brandons — fragments incandescents transportés par le vent — constituent l'un des principaux modes d'attaque du bâtiment et peuvent parcourir plusieurs centaines de mètres.

Ils peuvent se déposer sur des matériaux combustibles ou pénétrer par une ouverture : grille de ventilation, chatière de toiture, conduit, coffre de volet ou tuile endommagée. Les gouttières encombrées, les recoins de toiture et les objets combustibles appuyés contre une façade leur offrent également des prises.

C'est pourquoi les petits travaux qui ferment ces voies d'entrée et retirent les combustibles proches du bâti comptent autant que les équipements plus visibles.

Le débroussaillement, avant tout le reste

Si votre terrain est soumis à l'obligation légale de débroussaillement et que vous n'êtes pas en règle, commencez par là. C'est obligatoire, c'est efficace et le manquement peut entraîner une franchise supplémentaire en cas de sinistre.

Nous ne pratiquons pas cette activité et n'en tirons aucun revenu. Nous le disons donc sans arrière-pensée.

Pour vérifier vos obligations, lisez les pages Débroussaillement : ce que la loi impose et Feu de forêt et assurance habitation.

Les points faibles à examiner en priorité

Les entrées d'air et la toiture

Chaque ouverture donnant sur les combles doit être examinée : entrées d'air, chatières, sorties de conduit et ventilations basses. La doctrine technique de l'État recommande, pour les entrées d'air concernées, une protection métallique adaptée à mailles fines, ne dépassant pas 5 mm. Les sorties de conduit demandent une solution propre à leur usage. Toute protection doit préserver la ventilation, ne jamais obstruer un conduit et respecter les règles de construction ainsi que les prescriptions locales.

Vérifiez également qu'aucune tuile ne manque ni n'est fissurée et que les jonctions de toiture restent fermées. Un brandon qui pénètre dans les combles peut couver hors de vue.

Les gouttières et les débords de toit

Une gouttière remplie d'aiguilles de pin, de feuilles ou de brindilles concentre du combustible au sommet de la maison. Nettoyez les toitures et les gouttières avant la saison des feux, puis renouvelez l'opération si des arbres les surplombent.

Les recommandations publiques déconseillent les gouttières et descentes en plastique, susceptibles de fondre sous l'effet de la chaleur. Les débords de toit fermés et entretenus offrent moins de points de pénétration que des éléments ouverts ou dégradés.

Les volets et les vitrages

Le rayonnement thermique peut fragiliser puis rompre un vitrage avant le contact avec les flammes. Une fois l'ouverture exposée, les brandons et la chaleur peuvent atteindre l'intérieur.

Des dispositifs d'occultation adaptés au bâtiment et au PPRIF local peuvent réduire cette vulnérabilité. Les recommandations techniques déconseillent le PVC pour les menuiseries et volets exposés en raison de sa mauvaise tenue à la chaleur ; le matériau, l'épaisseur, la pose, le coffre et les joints doivent être examinés ensemble.

Les cinq premiers mètres

Les premiers mètres autour des murs demandent une attention particulière. Ce repère décrit les abords immédiats du bâti : il ne remplace aucune distance réglementaire, qui dépend de votre situation et des règles locales. Éloignez le bois de chauffage, les canisses, le mobilier combustible, les végétaux secs et tout objet susceptible de conduire le feu jusqu'au bâti. Les recommandations nationales invitent à placer certains de ces éléments à au moins 10 mètres de l'habitation.

Au pied des murs, préférez des surfaces minérales aux paillages combustibles. Espacez les plantations et évitez les continuités végétales qui relient le terrain à la façade ou à la toiture.

Les stockages

Bois de chauffage, bouteilles de gaz et autres combustibles doivent être éloignés de la façade et, lorsque c'est possible, placés dans un abri fermé distinct du bâtiment principal. Certains plans de prévention imposent aussi le traitement, l'enfouissement ou la suppression de citernes aériennes.

Avant la saison des feux, maintenez les voies d'accès dégagées pour les secours et vérifiez que le portail peut être ouvert rapidement.

Consultez notre page consacrée aux prescriptions des PPRIF et, surtout, le règlement applicable à votre parcelle.

Le jour où le feu approche

Témoin d'un départ de feu : appelez le 112 ou le 18 — ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Avant l'arrivée du front, uniquement s'il reste du temps, qu'aucune évacuation n'est ordonnée et sans vous exposer : fermez et, si possible, humidifiez les volets, les portes et les fenêtres ; rentrez le mobilier extérieur et le tuyau ; fermez les ouvertures d'aération ; arrêtez temporairement la ventilation pendant les fumées ; éloignez les combustibles de la façade ; laissez le portail ouvert pour les secours.

Rentrez avant l'arrivée du front et restez à l'abri pendant son passage. Attendez les consignes des autorités avant de ressortir et tenez-vous informé par les canaux officiels.

Où se situe notre système

Une installation d'aspersion est conçue pour humidifier la toiture, les façades et les abords immédiats avant l'arrivée du feu. Elle contribue ainsi à réduire la vulnérabilité de surfaces exposées aux brandons qu'il serait difficile de mouiller uniformément à la main, sans que personne ait à rester dehors.

Elle ne remplace rien de ce qui précède. Une maison équipée d'un système d'aspersion mais dont les entrées d'air ne sont pas protégées reste vulnérable, et un système ne compense pas des broussailles ou des combustibles contre les murs.

Elle ne modifie jamais les consignes d'évacuation et ne doit jamais retarder un départ ordonné.

C'est l'ensemble qui réduit la vulnérabilité. Nous en assurons une partie, sans promettre qu'une maison sortira indemne d'un incendie.

Demander une étude gratuite ou appelez le 0805 296 018, service et appel gratuits

Sources publiques : recommandations de l'État sur la conduite à tenir, du ministère de l'Intérieur, de la Sécurité civile, du ministère de la Transition écologique et du Cerema. Informations vérifiées le 16 septembre 2026. En cas d'incendie, seules les consignes des autorités font foi.